Le CMG soutient les généralistes et la vaccination Covid-19

23.11.2022

L’une de nos consoeurs est accusée par une patiente “d’empoisonnement par un produit expérimental” suite à sa vaccination contre le Covid-19. Le CMG lui exprime son entier soutien dans cette épreuve.

Le Dr Schiepers fait l’objet d’une mise en cause par une patiente l’accusant “d’empoisonnement” suite à l’administration d’un vaccin anti-covid qu’elle décrit comme « expérimental ». Elle est citée à comparaître devant le Tribunal de Première Instance du Brabant Wallon et la patiente lui réclame des dommages et intérêts. Le Collège de la Médecine Générale francophone (CMG) tient à lui exprimer son entier soutien dans cette épreuve professionnelle visant à la discréditer dans son honnêteté intellectuelle, scientifique et humaniste.

Non, le vaccin n’est pas “expérimental”

L’une des réponses à la pandémie de Covid-19 est la vaccination la plus large possible de la population. Pour ce faire, les vaccins fournis ont été soumis à toutes les règles scientifiques de validation avant leur mise à disposition au corps médical. Ceci permet de réfuter l’accusation d’injection d’un produit « expérimental ».

Les médecins ont ainsi adhéré aux démarches mises en place par les pouvoirs publics dans leur gestion de la pandémie Covid-19 qui sévissait à ce moment-là. Eux-mêmes étaient conseillés par des avis scientifiques étayés et par les recommandations des autorités sanitaires belges et mondiales. Les médecins généralistes ont apporté leur juste et nécessaire contribution à cette démarche collective et le Collège a soutenu cette démarche en diffusant des recommandations et des messages, toujours accessibles sur son site Internet.

Par ailleurs, chaque médecin assume ses propres responsabilités vis-à-vis des patients qui se confient à lui. Il décide de poser l’indication de vacciner chacun, selon les éléments de son dossier médical et en tenant compte des contre-indications afin d’éviter tout effet secondaire important prévisible. Le médecin ne peut être jugé fautif lors d’effets secondaires non-prévisibles. C’est le principe de responsabilité sans faute.

Le Collège affirme sa solidarité envers la Dr Schiepers dans cette problématique exceptionnelle aux accents individuels et collectifs, en ces temps où les soignants ont œuvré avec courage et détermination au bien personnel et public.