Hiver – Virus respiratoires : baromètre en code jaune

08.12.2023

Suite à l’augmentation de la pression des infections respiratoires sur le système de soins, il a été décidé par le RMG (Risk Management Group) de déclarer le niveau de gestion 2 (sur 3), ou code jaune. Le seuil épidémique est dépassé pour le RSV, les hospitalisations pour infections respiratoires aigües ont connu un pic il y a 3 semaines et restent à un niveau élevé,  les premières infections grippales ont été confirmées lors des dernières semaines (Bulletin hebdomadaire des infections respiratoires aiguës – semaine 48).

Les mesures recommandées pour l’ensemble de la population restent le respect des règles d’hygiène de base et la vaccination contre le COVID-19 et la grippe, surtout pour les personnes qui  appartiennent à un groupe à risque.

Pour les soignants, nous ne pouvons que recommander le port du masque, au minimum en présence de personnes malades et auprès de personnes à risque, voire de façon plus générale. Sans oublier la ventilation régulière des espaces (salle d’attente, cabinet), et la désinfection des mains et du matériel réutilisable (otoscope, stéthoscope…).

Et pour le Covid ?

Il n’y a pas de mesure spécifique recommandée pour le dépistage du Coronavirus : « un test par un professionnel de santé (RAT ou PCR) n’est plus recommandé de façon systématique pour toute personne présentant des symptômes, mais la réalisation d’un autotest reste recommandée (accompagné de mesures générales telles que le port de masque) » (cf. Sciensano). En cas de test positif, il n’y a pas de recommandation d’isolement, sauf pour le personnel soignant : 7 jours d’isolement à partir du début des symptômes, additionnés de 3 jours de port d’un masque. Pour les autres personnes, il est sage de suivre la recommandation de rester à la maison tant qu’elles présentent des symptômes, quel que soit le virus en cause, afin d’en limiter la propagation et le nombre de malades.

La moitié des personnes de plus de 65 ans a été revaccinée au cours de cet automne, ce qui reste peu pour un groupe à risque d’infection grave. Comme médecins généralistes, nous pouvons encore encourager ces personnes à se faire revacciner.