Questions et réponses sur la Covid-19

En cette période de pandémie Covid-19, le Collège de Médecine Générale a mis en place des FAQ afin d’apporter des réponses aux questions que se posent les médecins généralistes. Qu’il s’agisse de la vaccination ou de la prise en charge des patients à domicile, nous nous efforçons d’apporter des réponses claires et simples.

Vous trouverez ici des réponses aux questions les plus fréquemment posées par des médecins généralistes. Elles sont complétées et mises à jour régulièrement.

Mises à jour régulières de nos réponses

Les réponses sont courtes et non exhaustives car elles se veulent une aide en consultation. Des références sont ajoutées pour certaines questions afin d’aller plus loin ou de fournir de l’information aux patients qui en demandent.

Tout ce qui est décrit ici pourrait être modifié en fonction des défis logistiques (délais de livraison, etc.) et de l’évolution de l’épidémie.

Vous ne trouvez pas de réponse à votre question ? Posez-la nous ci-dessous.

Table des matières

Tests et quarantaine

Les tests antigéniques rapides (TRAG)

Vérifié le 27.03.21

Au cabinet, pour les patients présentant des symptômes évocateurs de Covid-19 depuis moins de 5 jours. Et en cas de clusters (entreprises, écoles, etc.) pour tout le monde (contacts à haut et faible risque). Dans ce cas remplir le eForm 4. Ce test détecte la présence de protéines virales (antigènes). Il est nettement moins sensible que la PCR.

Plus d’infos :

Avantage : réponse rapide, meilleure acceptabilité ea pour les tests nasaux (2 cm). /!\ certains tests doivent être réalisés sur frottis naso- ou oro-pharyngé (profond !).

Vérifié le 28.03.21

C’est vraiment positif (bonne spécificité).

Vérifié le 29.03.21

Il n’est pas possible de se prononcer, car il faut se méfier des nombreux faux négatifs. Et particulièrement en période de prévalence haute (HRC, clusters, nombre important de contaminations…). Dans ce cas, réaliser une PCR (avec prélèvement profond !).

Plus d’infos : Il faut tenir compte de la probabilité pré-test ET de la sensibilité du test pour évaluer sa fiabilité : si le contexte épidémiologique et clinique plaide en faveur d’une infection, un test négatif est très probablement un faux négatif. Voir le calculateur du BMJC’est un message difficile à faire passer auprès des patients, qui considèrent qu’un test “dit la vérité”… ce qui est loin d’être le cas, surtout en cas de test négatif !!

Vérifié le 28.03.21

Oui. Les codes 554875 et 554890 (matériel + analyse et reporting, respectivement 8€ et 8,72 €) peuvent être facturés en plus d’une consultation ou d’une visite UNIQUEMENT si la personne est symptomatique depuis moins de 5 jours ou si contact à faible risque dans un cluster. Le code 554912 (prélèvement, qui inclut les frais de personnel, ne peut être facturé avec une consultation ou une visite).

Dans les autres cas, (symptomes > 5j, HRC, retour zone rouge), il faut réaliser une PCR.

Vérifié le 28.03.21

Chez votre revendeur habituel de matéreil médical. Vérifiez si le test a été validé par l’AFMPS.

Vérifié le 28.03.21

Le site de l’AFMPS reprend les tests validés.

Vérifié le 28.03.21

Oui. Sur frottis naso-pharyngé (profond), sur frottis nasal (2cm), narines antérieures, etc. : cela influe fort sur l’acceptabilité et la facilité/rapidité de réalisation au cabinet.

Vérifié le 28.03.21

eForm si demandé au laboratoire ou par un médecin généraliste.

Les tests PCR

Vérifié le 27.03.21

Patients symptomatiques (ea > 5j), HRC, retour zone rouge, entrée en collectivité ou avant hospitalisation… (cf eForm)

Vérifié le 28.03.21

C’est vraiment positif (très bonne spécificité). Ce n’est pas la peine de retester pour vérifier ! On risque un faux négatif, il y en a bcp (cf. infra).

Vérifié le 30.03.21

Se méfier des faux négatifs, nombreux, ea en fonction de la façon de faire le prélèvement. Et particulièrement si prévalence haute (contexte épidémiologique, HRC, clusters…). Si on suspecte un faux négatif, il faut le considérer comme positif (= overrulling) et appliquer les procédures comme pour un test positif (quarantaine, isolement et test des HRC).

Plus d’infos : Il faut tenir compte de la probabilité pré-test ET de la sensibilité du test pour évaluer sa fiabilité : si le contexte épidémiologique et clinique plaide en faveur d’une infection, un test négatif est très probablement un faux négatif. Voir le calculateur du BMJC’est un message difficile à faire passer auprès des patients, qui considèrent qu’un test “dit la vérité”… ce qui est loin d’être le cas, surtout en cas de test négatif !!

Autre

Vérifié le 27.03.21

Chez un patient présentant des symptômes atypiques, pour réaliser un diagnostic différentiel. Dans ce cas, le test sérologique doit se faire au moins 14 jours après le début des symptômes. Les sérologies peuvent donner des résultats très différents d’un labo à l’autre et sont d’une manière générale peu fiables.

Plus d’infos : sur le site de l’Inami. 

Vérifié le 28.03.21

Si les symptômes sont présents depuis moins de 5 jours, un test rapide peut être utilisé : acceptabilité pour le patient, recommandations claires et immédiates pour le patient.

Vérifié le 28.03.21

D’autres virus circulent en ce printemps, mais seul un test peut permettre de distinguer la Covid pour les symtômes peu spécifiques (rhinite, etc.) /!\ à la tranche d’âge, d’autre virus sont plus fréquents chez les enfants (RSV, adeno…).

Vérifié le 28.03.21

Oui si elles sont symptomatiques ou HRC : la protection vaccinale n’est pas totale (en particulier contre les nouveaux variants). 

Plus d’infos : Sur le site de Sciensano.

Vérifié le 28.03.21

Oui, 10 jours, selon la même procédure que celle actuellement décrite sur le site de Sciensano.

Vérifié le 28.03.21

Parce qu’il faut 10 jours de quarantaine après un contact à haut risque, et que si un enfant PCR+ ne peut être isolé, le dernier contact à haut risque pour les autres membres de la famille est le 10e jour après le test du cas index. Si un autre membre de la famille est testé positif ou développe des symptômes, le même calcul recommence à partir de son isolement ou (si impossible), 10 j après son test ou le début de ses symptômes.

Plus d’infos : Ce schéma permet de visualiser (et d’exliquer aux patients.

La vaccination contre la Covid-19

Stratégie vaccinale et planning de vaccination

Stratégie globale

Vérifié le 26.03.21

Tout Bruxellois de plus de 73 ans qui n’a pas encore reçu de code peut désormais appeler le numéro suivant pour prendre rendez-vous : 02/214.19.19.

Vérifié le 26.03.21

Pour le moment les gestes barrières restent recommandés à l’ensemble de la population, vaccinée ou pas. Si nous pouvons supposer la diminution de transmission par des personnes vaccinées, elle n’a pas été étudiée pour la plupart des vaccins actuellement utilisés.

Vérifié le 25.03.21

La vaccination étant la condition d’un déconfinement progressif, nous espérons des annonces à ce sujet en fonction de l’avancement de la campagne de vaccination : pour le moment, rien à l’horizon.

Vérifié le 25.03.21

À voir dans les mois qui viennent en fonction de la proportion des variants en circulation.

Vérifié le 25.03.21

Oui, 70% de la population totale. Les moins de 18 ans constituant environ 20% de la population, l’objectif est donc de vacciner 88% de la population de plus de 18 ans.

Vérifié le 25.03.21

À voir dans les mois qui viennent en fonction de la proportion des variants en circulation.

Les soignants

Vérifié le 26.03.21

  • Informer les patients, et recueillir le consentement de leurs patients en maison de repos. Donner les informations disponibles, écouter les doutes, les questions, reconnaître qu’il y a des inconnues mais aussi de bonnes bases scientifiques avec des études bien menées.
  • Superviser la vaccination qui aura lieu dans les centres de vaccination.

Plus d’infos : La Commission communautaire commune (COCOM) recherche des vaccinateurs volontaires. Pour plus de renseignements, rendez-vous ici.

La question de la vaccination au cabinet du médecin est envisagée actuellement par le Ministre Fédéral de la Santé. L’arrivée prévue/espérée en avril du vaccin de Johnson et Johnson qui est conservable au frigo et ne nécessite qu’une seule injection devrait permettre de résoudre une partie des problèmes logistiques.

Vérifié le 26.03.21

À partir de début février : le personnel d’aide et de soins de 1ère ligne (Médecins généralistes, infirmier.es, pharmacien.nes, aides-soignant.es et familiales, kinés, dentistes). Les MG, dentistes, infirmiers et kinés font partie du premier groupe à être invité à la vaccination.

Ils seront vaccinés dans un des 32 centres de vaccination et seront prévenus grâce à l’envoi d’une convocation. Nombre total de personnes à vacciner : 112 000.

  • À Bruxelles : Les médecins généralistes (en commençant par les plus de 50 ans) reçoivent une invitation à se faire vacciner par mail ou par SMS avec un lien et un code vers la plateforme de rendez-vous. Pour plus d’informations, rendez-vous ici.
  • En Wallonie : Même procédure, mais le début est reporté au 23 février.

Plus d’infos : les phases de la vaccination sur le site de l’AVIQ

  • En milieu hospitalier (« hôpitaux hubs », c’est-à-dire où s’effectue la décongélation et le reconditionnement des vaccins) ou dans les centres de vaccination qui vont prochainement être mis sur pied.

Vérifié le 26.03.21

Actuellement, l’organisation de la vaccination des soignants de 1ère ligne envisage ce scénario. Mais cela reste à confirmer. 

Au niveau du secrétariat, il faut encourager l’usage de Plexiglas qui constitue une barrière supplémentaire. 

Vérifié le 26.03.21

Le MCC-Référent peut aussi se faire vacciner lors de la séance de vaccination du personnel de la MR, pour autant que le médecin du travail ou un autre médecin puisse assurer la surveillance encore 30 minutes après l’injection[1].

[1] AFRAMECO, Rôles et procédures pour la vaccination collective covid-19.pdf, 01/01/2021, p. 8

Vérifié le 26.03.21

En cas d’épidémie, il est important que tous les professionnels soient disponibles pour soigner les patients, donc il est préférable qu’un maximum d’entre eux soient vaccinés et ne tombent pas malades.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Soit, ils sont vaccinés en tant que soignants de 1e ligne (phase 1A après le personnel soignant de MRS/MRPA et hôpitaux), soit dans le reste du personnel soignant (phase 1B)

Vérifié le 26.03.21

Non. À moins d’être concernés par un facteur de risque personnel (âge, pathologie chronique).

Les personnes âgées

Vérifié le 26.03.21

La population intégrant les phases 1B et 2 seront vaccinés dans des centres de vaccination (majeurs, de proximité ou itinérants) dont la carte est reprise sur le site de l’AVIQ.

Vérifié le 26.03.21

Tant la Région Wallonne que la Région Bruxelloise envisagent la mise sur pied d’équipes mobiles de vaccination.

Vérifié le 26.03.21

Il n’est pas possible de vacciner tout le monde en même temps, en particulier parce l’arrivée des vaccins e fait progressivement. Donc, il faut définir des priorités. Les personnes âgées sont le public à protéger de façon prioritaire et la collectivité expose à la circulation de pathogènes. De plus, le premier vaccin disponible s’accompagne de contraintes techniques (nombre de doses, conservation) qui le rendent plus manipulable en collectivité.

Vérifié le 26.03.21

Non. On commence par vacciner les personnes les plus à risque. Si les membres de la famille ne sont pas eux-mêmes à risque plus élevé, ils seront vaccinés dans la phase 2.

Vérifié le 26.03.21

Elle est organisée par le médecin référent de la résidence (en principe un médecine généraliste), nouvelle fonction créée suite à la pandémie de Covid-19.

Dans les MRS/MRPA

Vérifié le 26.03.21

Les dernières commandes de vaccins (Pfizer et Moderna) ont été passées ce 05/02/2021 pour la Wallonie et Bruxelles .

  • Le taux d’adhésion des résidents dépasse désormais les 85%
  • Le taux d’adhésion du personnel a connu quant à lui la plus grande progression, passant de 33% à 77%, une nette augmentation qui place leur taux d’adhésion moyen au-delà de l’objectif des 70%.

Plus d’infos : Le bilan sur le site de l’Aviq.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Toutes les personnes vaccinées doivent être enregistrées dans Vaccinnet.be, via le compte du médecin responsable de la vaccination (MCC ou médecin du travail).

Vérifié le 26.03.21

Les nouveaux résidents et ceux rentrés d’hospitalisation après la première séance de vaccination peuvent être comptabilisés pour les 2ème et 3ème séances. Ensuite, il s’agira d’une vaccination individuelle avec les vaccins qui seront disponibles en seringues individuelles et conservés à la température frigo (Aframeco).

Vérifié le 26.03.21

L’AFRAMECO précise que « S’il reste des doses excédentaires, elles peuvent être administrées à des personnes supplémentaires pour autant qu’elles puissent être présentes 21 jours plus tard pour la 2ème dose »[1]. Il n’y a pas d’autre critère donné actuellement.

Il semble judicieux de favoriser des personnes plus à risque tout en respectant le secret médical et la décision des membres du personnel : le critère d’âge est assez discret (plus que des pathologies).

[1] AFRAMECO, Rôles et procédures pour la vaccination collective covid-19.pdf, 01/01/2021, p. 8

Vérifié le 26.03.21

Tout patient a le droit de donner son consentement à un traitement qui le concerne (loi sur les droits du patient). S’il en est incapable, c’est son représentant légal qui doit être consulté.

Personnes à risque (quel que soit leur âge)

Vérifié le 26.03.21

Quel que soit leur âge, les personnes à risque de complications pourront être vaccinées avec l’un des trois vaccins (attention, l’AstraZeneca est réservé aux plus de 55 ans) par ordre d’âge décroissant SAUF : les personnes souffrant de troubles immunitaires ou traitées avec des immunosuppresseurs (qui doivent être vaccinées par un vaccin à ARNm). 

Vérifié le 26.03.21

Dans la phase 1B, comme les personnes de plus de 65 ans, soit à partir de mi-mars.

Vérifié le 26.03.21

Les médecins généralistes (MG) et les Mutuelles disposent d’informations permettant de sélectionner les patients à risque. Des modalités sont actuellement débattues afin de respecter le secret professionnel et les données de santé des personnes. Plus de modalités pratiques vous seront communiquées dès parution.

Vérifié le 26.03.21

Non, pas de stratification pour les risques. Les convocations commenceront par les plus âgés.

Vérifié le 26.03.21

Ces groupes ont été définis par le Conseil Supérieur de la Santé comme suit : les patients atteints de maladies chroniques (pulmonaires, cardiovasculaires, neurologiques), les diabétiques de type 1 et 2, et les personnes atteintes d’un cancer, les obèses (BMI>30 entre 45 à 64 ans), les patients immunodéprimés, les patients sur liste d’attente et receveurs de transplantation ou atteints du syndrome de Down. Les hypertendus, les patients atteints du sida, ou avec une maladie rare.

Stratégie globale

Vérifié le 26.03.21

  • C’est la population la plus à risque de tableau compliqué de Covid-19, la plus à risque d’être hospitalisée, et qui a payé un lourd tribut à cette pandémie (nombre de morts et conséquences d’un confinement très strict).
  • Les vaccins à ARNm et à vecteurs viraux sont beaucoup plus efficaces que des vaccins protéiques en terme de réponse immunitaire (anticorps et lymphocytes), qui peut compenser le phénomène d’immunosénescence.

NB : Jusqu’au 2 février 2021, 285 765 premières doses et 21 159 deuxièmes doses de vaccin ont été enregistrées dans notre pays. Parmi les 467 notifications belges, 21 signalent un décès.

Le fait que les décès rapportés n’ont pas présenté un tableau clinique commun est un élément plutôt rassurant, de même que le fait que les décès survenaient après un délai variable. L’évaluation des cas de décès a aussi pris en considération les troubles ou manifestations cliniques antérieures à la vaccination et l’évolution naturelle de ces conditions préexistantes, ainsi que l’état général du patient. À ce jour, aucune relation de cause à effet n’a été formellement établie avec le vaccin contre la COVID-19.

Plus d’infos : Sur le site de l’AFMPS.

Vérifié le 26.03.21

  • Dans l’ensemble, ils sont jugés moins à risque de complications et d’hospitalisation. Le choix, vu l’urgence, est de préserver les capacités hospitalières et donc d’éviter le maximum d’hospitalisation en protégeant les plus fragiles susceptibles de développer des formes graves et des complications.
  • La vaccination des personnes de 45-65 ans avec facteur de risque est prévue dès la phase 1b.

Vérifié le 26.03.21

Oui, puisqu’ils font partie du personnel soignant.

Vérifié le 26.03.21

Dans la phase 1a, juste après les maisons de repos.

Vérifié le 26.03.21

Non, cela dépendra de la suspicion clinique du médecin et du temps écoulé après la vaccination (incertitude sur la durée de l’immunisation).

Vérifié le 26.03.21

  • Le frottis PCR détecte la présence de particules virales au niveau du naso-pharynx, celles-ci peuvent rester présentes. Un individu peut rester porteur du virus au niveau naso-pharyngé si le vaccin n’induit pas le développement d’IgA (et nous n’avons actuellement pas de données à ce sujet).
  • Les tests antigéniques ne sont pas influencés par le vaccin.
  • Le vaccin peut influencer des tests sérologiques si ceux-ci recherchent les anticorps dirigés contre la protéine Spike, puisque ce sont ces anticorps là que le vaccin a pour but de développer. Le fabriquant de test de détection d’anticorps doit fournir cette information (
  • A compléter selon l’évolution des connaissances.

Plus d’infos : sur le site du New England Journal of Medecine

Vérifié le 26.03.21

La protection conférée par le vaccin permet depuis début mars de reprendre progressivement des activités, en particulier en MRS /MRPA. En l’attente de données consolidées sur le risque de transmission, il importe de poursuivre les gestes barrière et la distanciation tant qu’une majorité de la population n’est pas vaccinée, afin de limiter la propagation du virus.

Vérifié le 26.03.21

  • Pas de fusion prévue à l’heure actuelle
  • Vaccinnet.be sera utilisé pour encoder la vaccination contre le SRAS-CoV2 et la notification d’effets secondaires.

Communication et informations

De la population

Vérifié le 26.03.21

Vous pouvez vous référer à notre page “Documentation”.

Vérifié le 26.03.21

Oui, ce serait important. Il faut diversifier les moyens d’information (articles, capsules vidéos, traductions en d’autres langues, etc.). Le Collège de Médecine Générale y participe avec ses partenaires à partir de l’angle des médecins généralistes et de leurs consultations, contacts téléphoniques, sites internet.

Voir en particulier notre chaine Youtube avec des capsules vidéos qui répondent à de nombreuses questions.

Des médecins

Vérifié le 26.03.21

Les phases d’expérimentation se sont enchainées rapidement sans latence, voire se sont chevauchées ; les étapes administratives ont été accélérées ; la production a été lancée avant d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché. Le nombre de personnes incluses dans les études est très important et constitue un gage de qualité. La validation par l’Agence européenne du médicament (EMA) constitue un autre gage de qualité.

Plus d’infos : Sur le site de l’AFMPS.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Habituellement, 2.000 à 3.000 personnes participent à la phase III du développement d’un vaccin. Pour les vaccins anti-Covid, on dénombre un peu plus de 18.000 personnes dans chaque bras de l’étude (vaccin versus placebo) pour le vaccin Pfizer , quelque 30 000 personnes âgées de 18 à 94 ans pour le vaccin de Moderna et  environ 24 000 personnes enrôlées dans quatre études cliniques menées au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud pour le vaccin  d’AstraZeneca .

Pour ce dernier vaccin, la plupart des participants avaient entre 18 et 55 ans. Il n’y a pas encore assez de résultats sur les participants de plus de 55 ans pour pouvoir se prononcer sur l’efficacité du vaccin pour ce groupe d’âge.

Vérifié le 26.03.21

L’EMA répond à une série de questions concernant les médicaments – dont les vaccins – qu’elle autorise, et un « résumé des caractéristiques du produit » y est disponible.

Plus d’infos :

Dans des revues scientifiques, par exemple :

Vérifié le 26.03.21

Il y a plusieurs degrés d’efficacité : ne pas développer la maladie, ne pas être hospitalisé ou ne pas décéder. L’objectif principal de ne pas être hospitalisé est atteint dans la vraie vie (étude Écossaise) dans >80% par les vaccins Pfizer et AstraZeneca (Pfizer : 85 % à 28-34 jours avec un intervalle de confiance [CI] de 76 à 91 / AstraZeneca 94 % – CI : 73 à 99) y compris chez les >80ans vaccinés en Écosse majoritairement avec le vaccin AstraZeneca (81 % – CI : 65 à 90 à 28-34 jours post-vaccination).

Plus d’infos : dans l’Avis du Conseil Supérieur de la Santé.

Publics particuliers et contre-indications éventuelles

Post-Covid et porteurs sains

Vérifié le 26.03.21

  • Les patients ayant présenté une CoViD-19 symptomatique peuvent être vaccinés, au moins 14 j après leur guérison. Dans l’étude avec le Comirnaty® (Pfizer-BioNTech), 545 personnes ayant été malades ont été vaccinées et n’ont pas présenté davantage d’effets secondaires que les autres personnes (EMA).

Plus d’infos : sur le site de l’EMA. Les données sont insuffisantes pour comprendre comment fonctionne le vaccin auprès de personnes ayant déjà présenté la maladie.

Vérifié le 26.03.21

Il est possible de reporter la date qui sera proposée dans la convocation pour la vaccination. 

Vérifié le 26.03.21

Il n’a pas lieu de doser les anticorps avant de vacciner. Les personnes ayant fait la maladie peuvent être vaccinés (cf. supra).

Vérifié le 26.03.21

Non. Il n’y a pas de contre-indication à vacciner des porteurs sains. Nous ne savons pas actuellement si la vaccination diminuera le portage et la transmission.

Vérifié le 26.03.21

Comme pour d’autres vaccinations, il est préférable de vacciner des personnes en bonne santé, en particulier pour mieux pouvoir interpréter des symptômes qui surviennent dans le décours de la vaccination.

Troubles de l'immunité

Vérifié le 26.03.21

Ils peuvent être vaccinés dans la phase 1b. Les données sont limitées concernant ces personnes, en particulier quant à leur réponse immunitaire et donc leur protection contre le SRAS-CoV-2. Il n’y a pas d’effets secondaires particuliers notés à ce jour. On peut cependant penser que leur réponse sera de moins bonne qualité.

Vérifié le 26.03.21

Il n’y pas d’indication particulière ou de contre-indication à l’heure actuelle.

Anaphylaxie

Vérifié le 26.03.21

Les personnes à risque sont celles avec antécédent d’anaphylaxie sévère (pas urticaire ou angioœdème isolé) et/ou d’allergie connue au PEG :  les recommandations européennes et américaines d’allergologie contiennent une liste de 4 questions simples:

  • Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à un médicament injectable (IV, IM ou SC) ?
  • Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à un précédent vaccin ?  
  • Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à d’autres allergène (p. ex. Aliment, venin, latex)
  • Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère au polyethylène-glycol (PEG), un polysorbate ou ou à l’huile de ricin polyoxyle 35 (p. ex., paclitaxel)

Vérifié le 26.03.21

La réaction anaphylactique (1 cas pour 100.00) avec les vaccins à ARNm est probablement dues aux PEG (poly-ethylène-glycol).

Vérifié le 26.03.21

Le risque d’anaphylaxie est de moins d’un cas (0,8 pour 100.000 vaccinations). Sur base de 41 cas possibles sur 5 millions de vaccinations au Royaume Uni).

Vérifié le 26.03.21

Oui. À évaluer en fonction du type de réaction et de l’identification du composant responsable de la réaction.

Vérifié le 26.03.21

Pas de contre-indication à ce jour.

Allergies

Vérifié le 26.03.21

En théorie, la vaccination est contre-indiquée en cas d’allergie à un des composants du vaccin (composants détaillés ci-dessous). En pratique, il convient d’évaluer la hauteur du risque (stratification). En cas de doute, il est conseillé de référer à un allergologue.

Vérifié le 26.03.21

Pour le Comirnaty®, les composants sont :

  • Lipides : ALC – 0315 = bis(2-hexyldécanoate) de ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyle) ;
    • ALC – 0159 = 2-[(polyéthylèneglycol)-2000]-N,N-ditétradécylacétamide ;
    • 1,2 – distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine ;
    • cholestérol ;
    • phosphate dibasique de sodium dihydraté ;
  • phosphate monobasique de potassium ;
  • chlorure de potassium ;
  • chlorure de sodium ;
  • saccharose

Plus d’infos : dans cet article du BJA.

Vérifié le 26.03.21

Pour le vaccin Moderna, les excipients sont : 

  • Lipid SM-102
  • Cholesterol
  • 1,2-distearoyl-sn-glycero-3-phosphocholine (DSPC)
  • 1,2-Dimyristoyl-rac-glycero-3-methoxypolyethylene glycol-2000 (PEG2000 DMG)
  • Tromethamol
  • Tromethamol hydrochloride
  • Acetic acid
  • Sodium acetate trihydrate
  • Sucrose
  • Water for injections

Vérifié le 26.03.21

Pour le vaccin d’AstraZeneca : Le risque d’anaphylaxie est de moins d’un cas (0,8) pour 100.000 vaccinations ( sur base de 41 cas possibles sur 5 millions de vaccinations au Royaume Uni). Les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ne peuvent pas se faire vacciner.

Outre l’adénovirus, ses composants sont :

  • L-histidine ;
  • Chlorhydrate de L-histidine monohydraté ;
  • Chlorure de magnésium hexahydraté ;
  • Polysorbate 80 (E 433) ;
  • Éthanol ;
  • Saccharose ;
  • Chlorure de sodium ;
  • Édétate disodique (dihydraté) ;
  • Eau pour préparations injectables. 

Plus d’infos : sur le site de l’AFMPS.

Vérifié le 26.03.21

Les personnes à risque sont celles avec antécédent d’anaphylaxie sévère (pas urticaire ou angioœdème isolé) et/ou d’allergie connue au PEG:  les recommandations Européennes et Américaines d’allergologie, contiennent une liste de 4 questions simples:

  1. Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à un médicament injectable (IV, IM ou SC) ?
  2. Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à un précédent vaccin ?  
  3. Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère à d’autres allergène (p. ex. Aliment, venin, latex)
  4. Avez-vous un antécédent de réaction allergique sévère au polyethylène-glycol (PEG), un polysorbate ou ou à l’huile de ricin polyoxyle 35 (p. ex., paclitaxel)

Plus d’infos : – L’expérience actuelle (au 02/02/21) avec les vaccins à ARNm montre que des personnes avec antécédant d’anaphylaxie sévère n’en présentent pas nécessairement une avec les vaccins anti-Covid. Et que certaines réagissent au vaccin anti-Covid (anaphylaxie sévère). –

Retrouvez les informations concernant les allergies sur le site du CBIP (01/02/21).

Vérifié le 26.03.21

Oui. À évaluer en fonction du type de réaction et de l’identification du composant responsable de la réaction.

Vérifié le 26.03.21

Pas de contre-indication à ce jour.

Coagulation

Vérifié le 08.04.21

Oui. Il faut comprimer plus longtemps (2 minutes) au site de l’injection et la surveillance post-vaccination de 30 minutes doit prendre en compte cet élément.

Plus d’infos : dans ce document du Conseil Supérieur de la Santé.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Mêmes recommandations que ci-dessous. L’injection se fait dans le muscle deltoïde pour le vaccin Comirnaty®.

Grossesse et allaitement

Vérifié le 26.03.21

Non. À discuter si la femme enceinte est très exposée à la Covid (ex: soignante) ou à risque de Covid grave (ex: diabète).

Pour aller plus loin :

  • Pas recommandé en systématique par le Conseil Supérieur de la Santé (Belgique)
  • Peut s’envisager sur un plan individuel si la balance bénéfice-risque est en faveur de cette vaccination, c’est-à-dire quand les avantages de la vaccination d’une femme enceinte l’emportent sur les risques potentiels du vaccin (ex: chez les travailleuses de la santé à haut risque d’exposition et les femmes présentant des comorbidités les plaçant dans un groupe à haut risque pour une Covid grave.

Plus d’infos : sur le site du CSS.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Il n’y a pas d’objection à la vaccination systématisée s’il n’est pas envisageable de postposer la grossesse jusqu’après la 2ème dose du vaccin. Surtout pour les travailleuses de la santé à haut risque d’exposition et/ou présentant des comorbidités.

Plus d’infos : sur le site du CSS.

Vérifié le 26.03.21

Oui. Absence de données cliniques disponibles sur le sujet mais la plausibilité d’un effet toxique chez l’enfant allaité est faible, si pas inexistante. Toutes les femmes allaitantes peuvent alors être vaccinées, SURTOUT s’il s’agit d’une personne travaillant dans le secteur des soins de santé et/ou présentant des comorbidités.

Plus d’infos : sur le site du CSS.

Vérifié le 26.03.21

Pas de contre-indication une fois la vaccination complète réalisée (2 doses). On préconise 2 mois de délai « de principe ».

Enfants

Vérifié le 26.03.21

Les vaccins sont autorisés actuellement chez les personnes de 16 ans et plus. Des études seront réalisées plus tard chez les enfants.

Poids

Vérifié le 26.03.21

Pas de réduction de dose mais adaptation de la longueur de l’aiguille pour l’injection IM dans le deltoïde (pas de modification du lieu d’injection).

Plus d’infos : sur le site du CDC

Différents vaccins et administration

Vérifié le 07.04.21

Actuellement les trois vaccins utilisés en Belgique sont le Comirnaty® de la firme Pfizer-BioNTech, le Covid-19 vaccine Moderna, de la firme Moderna, et le vaccin d’AstraZeneca qui ont reçu l’autorisation de l’EMA (European Medicines Agency). Le vaccin de Pfizer et celui de Moderna sont deux vaccins à ARNm. 

Depuis le 8 avril 2021, et pour une durée d’un mois, le vaccin d’AstraZeneca est administré exclusivement aux plus de 56 ans. Il s’agit d’un vaccin à vecteur recombinant (adénovirus).

Les centres de vaccination administrent les vaccins qu’ils reçoivent en tenant compte des consignes reçues comme de ne pas administrer le vaccin AstraZeneca aux moins de 56ans du 08/04 au 07/05.

Plus d’infos : Sur le site de l’Aviq.

Vérifié le 07.04.21

Les trois vaccins utilisés actuellement en Belgique sont efficaces à >80% pour prévenir les hospitalisations et les décès. Les centres de vaccination administrent les vaccins qu’ils reçoivent en tenant compte des consignes reçues comme de ne pas administrer le vaccin AstraZeneca aux moins de 56ans du 08.04.21 au 07.05.21. Aucun des vaccins disponible n’est contre-indiqué pour les personnes immunodéprimées (pas de risque d’évènements indésirables majeurs).

Pour les patients immunodéprimés, on s’attend à avoir une efficacité moindre. Pour rappel, on ne vaccine pas un patient qui se trouve dans une forme aigüe de la maladie, mais chaque cas doit être analysé individuellement. 

Vérifié le 26.03.21

Les trois vaccins utilisés actuellement en Belgique sont efficaces à >80% pour prévenir les hospitalisations et les décès. L’important est de vacciner rapidement, tout en répondant aux craintes liées à une technique particulière.

Vérifié le 26.03.21

La question de la vaccination au cabinet du médecin est envisagée actuellement par le Ministre Fédéral de la Santé. L’arrivée prévue/espérée en avril du vaccin de Johnson&Johnson qui se conserve au frigo et ne nécessite qu’une seule injection devrait permettre de résoudre une partie des problèmes logistiques.

Vérifié le 07.04.21

Non. Les centres de vaccination administrent les vaccins qu’ils reçoivent en tenant compte des consignes reçues comme de ne pas administrer le vaccin AstraZeneca aux moins de 56ans du 08.04.21 au 07.05.21.

Vérifié le 26.03.21

Il est recommandé de respecter un délai de 14j entre la vaccination Covid et un autre vaccin.

Plus d’infos : sur le site du CDC

Vérifié le 26.03.21

Non. Il vaut mieux attendre qu’il aille bien et ne pas confondre des effets de la maladie et ceux du vaccin.

Vérifié le 26.03.21

Au minimum 2 semaines après la disparition des symptômes de la maladie.

Vérifié le 07.04.21

Les essais ayant été fait avec deux doses du même vaccin, il est recommandé d’utiliser le même vaccin dans la campagne de vaccination. Toutefois, pour le vaccin AstraZeneca, des études supplémentaires sont entreprises en Angleterre afin de déterminer la stratégie optimale avant que la Belgique ne commence à administrer ces 2èmes doses ce qui est prévu pour mi mai.

Plus d’infos : sur le site du CDC.

Vérifié le 26.03.21

NON, pas de paracétamol avant la vaccination.

OUI, paracétamol à dose adéquate dès apparition des symptômes et jusqu’à disparition de ceux-ci. Ne pas donner d’AINS. (J-M Dogné, 13/03/2021). Par ailleurs, le paracétamol n’interfère pas avec la réponse immunitaire au vaccin.

Vérifié le 07.04.21

Dès le 8 avril 2021 et pour une durée de un mois, le vaccin d’AstraZeneca peut être administré exclusivement aux plus de 55 ans.

Plus d’infos : Sur le site du Conseil Supérieur de la Santé.

Vérifié le 26.03.21

Voici une vidéo pédagogique sur la théorie des vaccins ARNm (9 minutes).

Effets secondaires

Vérifié le 07.04.21

L’AFMPS publie chaque semaine les chiffres-clés des effets secondaires : jusqu’au 25 mars 2021 inclus, 977 861 personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la Covid-19 et 8 443 rapports d’effets indésirables ont été notifiés via le formulaire de notification en ligne pour les vaccins contre la COVID-19.

Parmi ces rapports, 2 449 ont été traités et enregistrés dans la base de données européenne de pharmacovigilance EudraVigilance. Parmi les effets indésirables enregistrés dans EudraVigilance, la grande majorité était de la fièvre, des douleurs musculaires, un malaise et des réactions au point d’injection. Ces réactions sont des effets indésirables connus et sont décrits dans la notice. Elles sont normales et indiquent une activation du système immunitaire. Elles disparaissent généralement après environ deux jours.

Avec les vaccins à ARNm (Pfizer/BioNTech et Moderna), ces effets indésirables ont été plus fréquemment signalés après l’administration de la deuxième dose, tandis qu’avec le vaccin AstraZeneca, ils ont été plus fréquemment signalés avec la première dose.

  • 1 307 rapports sont graves. La grande majorité de ces rapports sont considérés comme graves en raison d’une incapacité de travail temporaire ou de l’impossibilité de quitter la maison à cause de la fièvre, de douleurs musculaires, d’un malaise et de réactions au point d’injection.
  • 63 rapports sont des décès. Aucun lien de causalité formel avec un vaccin contre la Covid-19 n’a été établi à ce jour. Il n’y a pas de tableau clinique commun (situations médicales différentes) et les délais entre l’administration et le décès diffèrent.

Vérifié le 26.03.21

Il n’y a pas lieu de choisir puisque les trois vaccins utilisés actuellement en Belgique sont efficaces à plus de 80% pour prévenir les hospitalisations et les décès. Sauf allergie à un des composatns, en particulier pour les PEG (vaccins ARNm).

Vérifié le 26.03.21

L’ARNm qui parvient dans les cellules humaines pour y provoquer la synthèse de la protéine spike est ensuite rapidement détruit. Il ne peut pénétrer dans le noyau des cellules.

Plus d’infos : il existe une probabilité infime (théorique en fait) qu’un ARNm puisse être rétro-codé en ADN. Et même s’il l’était, et qu’il parvenait en plus à s’insérer dans l’ADN du noyau, la modification aurait très peu de risque d’avoir un effet. Tous des événements hautement improbables. Voir cette vidéo, à partir de 8’40’’.

Vérifié le 26.03.21

C’est ce qui a été observé à la phase 1 d’un vaccin dont le développement a été abandonné en Australie. Ce n’est pas le cas des vaccins actuellement autorisés sur le marché européen.

Plus d’infos : Sur cet article de l’Echo.

Vérifié le 26.03.21

Il n’y a pas de donnée à ce sujet à l’heure actuelle ; et pas d’inquiétude particulière non plus. La surveillance des effets secondaires potentiels des vaccins se fait comme pour tout nouveau médicament, puisque les effets à long terme n’ont pas encore pu être étudiés.

Vérifié le 26.03.21

Oui car cela permet de les quantifier, de préciser leur fréquence. L’AFMPS les traite et sélectionne ceux qui sont enregistrés dans la base de données européenne de pharmacovigilance EudraVigilance. Au 1er mars, 4 090 rapports d’effets indésirables ont été notifiés via le formulaire de notification en ligne pour les vaccins contre la Covid-19. Parmi ces rapports, 1 361 ont été traités et enregistrés dans la base de données européenne de pharmacovigilance EudraVigilance.

Vérifié le 26.03.21

Les vaccins disposent d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle mais qui est tout de même une autorisation. Si les firmes n’ont pas caché de données, il n’y a pas de responsabilité de leur part. Il importe de poursuivre la surveillance et la notification des effets secondaires qui pourraient se révéler à partir de maintenant, comme pour tout autre médicament.

Plus d’infos : dans cet extrait de notre webinaire du 5/01/2021

Vérifié le 26.03.21

Cela correspond au risque de faire la maladie dans sa forme grave, qui est extrêmement réduit grâce au vaccin.

Vérifié le 26.03.21

Non. L’ARN injecté est une toute petite partie de l’ARN viral, qui code pour la protéine Spike, utilisé par le virus pour entrer dans les cellules par les récepteurs ACE.

Vérifié le 26.03.21

Il n’y a pas d’argument pour un interaction entre cette fonction et le mécanisme du vaccin à ARNm, avec production de la protéine S virale qui déclenche la réaction immunitaire et ensuite une destruction assez rapide de l’ARNm. Cela doit bien sûr faire partie de la surveillance d’application dans les prochains mois/années, comme pour tout nouveau médicament.

Vérifié le 26.03.21

Le 07 avril 2021, l’EMA a signalé la survenue d’effets secondaires très rares (combinaison d’une réduction du nombre de plaquettes et de thromboses profondes graves) jusqu’à 14 jours après l’administration de ce vaccin, en particulier chez des personnes jeunes (100 cas sur 25 millions de vaccinations). Pour les plus de 55ans en Belgique, le risque théorique calculé est de 1,4 cas sur 700 000 personnes vaccinées. Compte tenu de la diminution significative des risques d’hospitalisation et de décès dans cette tranche d’âge, ce risque est considéré comme acceptable.

Physiopathologie

Vérifié le 26.03.21

L’ARN n’entre pas dans le noyau des cellules, c’est pourquoi les vecteurs viraux prenant comme point de départ des virus à ADN (poxvirus ou adénovirus) ont été remplacés par des vecteurs viraux ARN (comme le virus de la stomatite vésiculaire (VSV) utilisé pour le vaccin anti-Ebola).

Vérifié le 26.03.21

Il contient des brins d’ARNm codant pour une protéine du virus (ici du virus SRAS-CoV2, la protéine Spike, celle qui lui permet de s’accrocher aux récepteurs ACE pour pénétrer dans les cellules). Dans les cellules humaines, cet ARNm code pour la production de la protéine virale, puis est détruit. La protéine virale est exprimée hors de la cellule et déclenche une réaction immunitaire qui la neutralise.

Plus d’infos : sur cette vidéo pédagogique expliquant les différents types de vaccins.

Vérifié le 26.03.21

Non. L’adjuvant n’est nécessaire que dans les vaccins protéiques.

Vérifié le 26.03.21

Une enveloppe lipidique pour ne pas que l’ARNm soit dégradé avant d’arriver à destination.

Vérifié le 26.03.21

Elle est intégrée à la paroi de la cellule où entre l’ARNm.

Vérifié le 26.03.21

La réponse immunitaire induite par un vaccin à ARNm est humorale (lymphocytes B) et cellulaire (lymphocytes T).

Plus d’infos : Sur ce site québecois.

Prise en charge des patients à domicile