Coqueluche : quand faut-il s’inquiéter ?

23.02.2024

L’hiver apporte son lot de toux, parfois prolongées. Dans ce cas, la recherche étiologique est utile, en particulier par une PCR sur frottis nasal à la recherche de Mycoplasme ou Chlamydia Pneumoniae. Certains laboratoires ajoutent la recherche de la coqueluche, à laquelle nous pensons trop peu souvent, et qui donne aussi des toux prolongées. Que faire si une coqueluche est ainsi mise en évidence ?

Le traitement antibiotique (macrolides ou cotrimoxazole) aura surtout un effet sur la transmission du germe, et pas sur les symptômes de toux, car on est en général, à ce moment, au stade toxémique de la maladie (voir la très complète fiche MATRA, p. 7 « Pathogenèse », lien infra). Ce traitement est donc à considérer, avec le médecin inspecteur de l’hygiène, si dans l’entourage, se trouvent des personnes à risque de forme de grave de coqueluche, à savoir :

  • les nourrissons non-immunisés ou mal vaccinés ;
  • les nourrissons de moins de 16 mois n’ayant pas reçu 3 injections de vaccin ;
  • les nourrissons âgés de 16 mois ou plus n’ayant pas reçu 4 doses de vaccin ;
  • les personnes teintes d’immunodépression, de pneumopathie chronique, de maladie cardiaque chronique ;

Il faut aussi le considérer chez les femmes enceintes au premier trimestre ou en fin de grossesse, non ou mal vaccinées.

Rappelons que la meilleure protection des nourrissons reste la vaccination maternelle durant la grossesse !

Rappelons aussi que la coqueluche est une maladie à déclaration obligatoire – lien : https://matra.sciensano.be

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